Une voix s’élève contre les dérives qu’elle dénonce au sein de la télévision publique ivoirienne. Anicette, journaliste récemment évincée du Groupe RTI, a utilisé les réseaux sociaux pour raconter son histoire. Dans une vidéo qui fait le buzz, elle explique les raisons de son renvoi et pointe du doigt des problèmes de gestion qui, selon elle, touchent de nombreux employés.
Anicette affirme avoir reçu sa lettre de licenciement signée par le directeur général, Jean Marcel Adou. Elle assure que son éviction est liée à une personne nommée "Yaya". Très déterminée, la journaliste prévient que cette affaire ne restera pas sans conséquences. Entre colère et lassitude, elle dit ne plus rien avoir à perdre.
Des accusations claires contre la direction
Dans son témoignage, Anicette ne se contente pas de parler de son propre cas. Elle dénonce le non-paiement des primes et une gestion qu’elle estime opaque. Elle compare l’ancien directeur, Fousséni Dembélé, au nouveau, expliquant qu’auparavant, les droits des travailleurs étaient mieux respectés. Aujourd’hui, selon elle, les employés subissent des conditions de travail difficiles.
Un appel direct au chef de l’État
Anicette s’adresse directement au président de la République. Elle lui demande de "mettre l’œil" sur la RTI pour mettre fin aux abus qu’elle dénonce. En difficulté financière, elle confie que son diplôme n’était même pas pris en compte dans son salaire. Désormais libre, elle menace de saisir des médias européens et l’organisation Reporters sans frontières. Elle espère que son combat profitera à ses anciens collègues qui n’osent pas prendre la parole.

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