L’actualité politique africaine est secouée par un rebondissement majeur. Le célèbre activiste panafricaniste Kemi Seba a été interpellé le lundi 13 avril 2026 à Pretoria. Cette arrestation marque un tournant pour l’influenceur, désormais au cœur d’une procédure judiciaire internationale complexe entre l'Afrique du Sud et le Bénin.
Les détails d'une interpellation musclée à Pretoria
L'opération a été menée avec précision par les "Hawks", une unité de police d'élite sud-africaine. Kemi Seba a été surpris dans un centre commercial de la capitale alors qu'il préparait un voyage risqué. Selon les premiers éléments de l'enquête, il n'était pas seul : son fils de 18 ans et un complice sud-africain, François van der Merwe, ont également été arrêtés.
Le groupe aurait eu pour projet de rejoindre l'Europe de manière clandestine. Le plan consistait à traverser illégalement le fleuve Limpopo pour entrer au Zimbabwe. Pour organiser cette fuite, une somme importante d'environ 13 000 euros aurait été versée au facilitateur sud-africain. Ce projet de traversée clandestine explique la vigilance accrue des autorités locales qui le considéraient déjà comme un fugitif.
Un mandat d'arrêt international et une possible extradition
Pourquoi un tel déploiement de force ? Kemi Seba est activement recherché par la justice du Bénin. Un mandat d'arrêt international pèse sur lui depuis décembre 2025. Les autorités béninoises l'accusent d'avoir soutenu une tentative de coup d'État en qualifiant l'événement de « jour de libération ». Il est poursuivi pour incitation à la rébellion et apologie de crimes contre l'État.
Le 15 avril 2026, l'activiste a comparu devant le tribunal de Pretoria. Pour l'instant, il reste en détention provisoire. Son dossier a été renvoyé au 20 avril, date à laquelle la procédure d'extradition vers le Bénin devrait être examinée plus en détail. Déchu de sa nationalité française en 2024, Kemi Seba fait face aujourd'hui à l'un des plus grands défis de son parcours politique.

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