L’actualité politique en Côte d’Ivoire a été marquée ces derniers jours par l’affaire concernant Assalé Tiémoko Antoine, le président du mouvement politique ADCI. Entre convocation à la police, problèmes de santé et levée de garde à vue, voici ce qu’il faut retenir de cette procédure judiciaire qui a fait couler beaucoup d’encre.
Une audition tendue et des problèmes de santé
Le mercredi 22 avril, Assalé Tiémoko Antoine a été entendu à la préfecture de police d’Abidjan. Cette audition a duré plus de 14 heures. Durant l'interrogatoire, le leader politique a été victime de deux malaises cardiaques. Face à l'urgence, un cardiologue a été appelé sur place.
Il a alors été transféré à l’Institut de cardiologie d’Abidjan pour recevoir des soins intensifs. Alors qu'il était hospitalisé, une mesure de garde à vue a d'abord été annoncée, avant d'être finalement levée le jeudi 23 avril. Le Bureau Exécutif National du mouvement ADCI a suivi de très près l'évolution de son état de santé.
Les raisons des poursuites et le retour au calme
De quoi est accusé le président de l'ADCI ? Selon ses proches, les poursuites reposent uniquement sur une interview vidéo donnée en France en mars dernier. Les autorités lui reprochent notamment la diffusion de fausses informations et l'atteinte à l'ordre public.
Après trois jours d'hospitalisation, Assalé Tiémoko Antoine a pu quitter l'Institut de cardiologie ce samedi 25 avril. Son état de santé est désormais stable. Le mouvement ADCI appelle ses militants au calme et à la sérénité. Une grande rentrée politique est d'ailleurs maintenue pour le samedi 2 mai à Tiassalé. Cette affaire montre une fois de plus l'importance de la liberté d'expression et du respect des procédures démocratiques dans le pays.

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