L’avenir du Burkina Faso repose sur sa jeunesse. C’est le message fort porté par le Capitaine Ibrahim Traoré. Pour lui, la question de l’emploi n’est pas seulement une affaire de chiffres, mais une véritable rupture avec les anciennes méthodes. Il propose une vision audacieuse où chaque jeune peut devenir un acteur du développement national sans être freiné par des obstacles administratifs inutiles.
Supprimer les barrières pour libérer l’entrepreneuriat
L’une des mesures les plus marquantes concerne l’accès aux marchés publics. Trop souvent, on demande aux jeunes entrepreneurs des années d'expérience qu'ils ne peuvent pas avoir. Le Capitaine Traoré a décidé de supprimer la clause de « marché similaire ».
Désormais, les jeunes peuvent soumissionner à des contrats de l’État sans avoir à prouver un passé professionnel inaccessible. L'idée est simple : donner une première chance réelle. En s'inspirant des modèles technologiques mondiaux où des jeunes de 19 ans créent des géants de l'industrie, il affirme que la compétence n'attend pas le nombre des années. C’est à l’État d’encadrer ces talents plutôt que de les bloquer.
Éducation, production et lutte contre l'immigration
Pour résoudre durablement le problème du chômage, Ibrahim Traoré prône une transformation du système éducatif. Il encourage les jeunes à apprendre à produire par eux-mêmes, notamment dans l’agriculture et l’artisanat. L'objectif est de créer ses propres opportunités plutôt que d'attendre un salaire qui tarde à venir.
Cette stratégie a aussi un but humain : freiner l'immigration clandestine. En transformant les richesses locales comme l'or ou le pétrole en emplois concrets, le Burkina Faso peut retenir sa jeunesse. Pour le Président de la Transition, il est crucial que les bras valides du pays ne finissent plus leur vie dans les océans, mais participent activement à la construction d'une économie souveraine et forte.

0 Commentaires