Le milieu du Rap Ivoire est en pleine ébullition, mais une polémique enfle : le traitement entre les artistes est-il équitable ? Récemment, l'influenceur Don Doffou a poussé un coup de gueule remarqué. Il dénonce une injustice flagrante dans le soutien accordé aux deux stars du moment, Himra et Didi B. Pour lui, il est temps que le public et les leaders de l'industrie musicale traitent tous les talents de la même manière.
La critique du favoritisme dans la musique ivoirienne
Le point central de cette indignation concerne le manque de neutralité de certaines figures emblématiques. Don Doffou pointe notamment du doigt A'salfo, le leader de Magic System. Il lui reproche d'avoir activement encouragé les fans pour le concert de Didi B au Zénith, sans offrir la même visibilité à Himra.
Selon lui, Himra a dû se battre seul pour remplir ses salles, en comptant uniquement sur sa communauté Snapchat. En tant qu'aînés ou "pères" de la musique, les cadres du secteur devraient normalement soutenir l'ensemble de la culture nationale plutôt que de choisir un camp. Ce sentiment de boycott envers Himra crée une division inutile au sein du Rap Ivoire.
Himra : l'artiste qui a réveillé le rap ivoirien
Il est aussi important de comprendre le style de l'artiste. Himra est souvent jugé pour son attitude provocatrice, mais Don Doffou rappelle que cela fait partie de l'esprit du rap. Aux États-Unis ou en France, la concurrence et les "clashs" sont la base du genre. C'est ce qui crée l'énergie et l'engouement des fans.
Loin d'être "méchant", Himra est celui qui a redonné vie au milieu du rap ivoirien quand d'autres genres prenaient le dessus. Au lieu de le marginaliser, le public devrait célébrer sa créativité et son courage. Soutenir le Rap Ivoire, c'est accepter sa diversité et encourager chaque artiste qui fait briller le drapeau orange, blanc et vert.

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