Le célèbre maire et journaliste Tiémoko Antoine Assalé a récemment partagé une analyse profonde sur l'histoire politique de la Côte d'Ivoire. Lors d'une intervention remarquée, il a porté un regard nouveau sur la gestion du pouvoir par Laurent Gbagbo et l'ascension du RDR. Voici les points clés de ses déclarations qui font réagir l'opinion publique.
Une gouvernance marquée par une crise permanente
Pour Antoine Assalé, le parti actuel au pouvoir, le RDR, n’a pas commencé à gouverner en 2011, mais dès 2003. Selon lui, la crise de 2002 a brisé les fondations de la République. À cette époque, le président Laurent Gbagbo a dû composer avec un gouvernement d'union nationale. Ses opposants y étaient même plus nombreux que ses propres partisans.
Le maire explique que dans un tel contexte, il est difficile de répondre aux besoins du peuple. Le pouvoir était alors partagé entre des acteurs politiques dont l’objectif principal était la conquête du fauteuil présidentiel. Assalé qualifie cette période de « coup d’État permanent », ce qui explique, selon lui, pourquoi certains projets de développement n'ont pas pu voir le jour sous l'ère du FPI.
L’héritage politique et le rêve de Laurent Gbagbo
Malgré les difficultés de cette période, Tiémoko Antoine Assalé reconnaît un mérite particulier à l'ancien président. Il affirme que Laurent Gbagbo est le dirigeant qui a le plus fait rêver les Ivoiriens. Ce sentiment s'explique par son long parcours de combattant politique et les libertés acquises avant son accession à la magistrature suprême.
L'élu souligne également que la rébellion n'avait qu'un seul but final : la chute du régime en place. Peu importait la nature des accords négociés à l'époque, l'issue semblait tracée d'avance. Cette analyse rappelle à quel point l'histoire politique du pays est complexe et passionne encore aujourd'hui les citoyens.

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