Portrait de l'activiste panafricaniste Kemi Seba lors d'une conférence de presse.


L’affaire Kemi Seba connaît un nouveau rebondissement en Afrique du Sud. L'activiste panafricaniste, actuellement détenu à Pretoria, devra patienter encore quelques jours avant de connaître son sort. Le tribunal a en effet décidé de repousser sa décision concernant une éventuelle remise en liberté.


Un calendrier judiciaire prolongé à Pretoria

Le tribunal de Pretoria a officiellement fixé la date du 19 mai 2026 pour rendre sa décision sur la demande de libération sous caution de Kemi Seba. Ce délai supplémentaire doit permettre aux avocats de présenter leurs derniers arguments.

Pour l’instant, l'activiste reste en cellule en compagnie de deux autres personnes : son fils de 18 ans et un citoyen sud-africain. Cette attente souligne la complexité juridique du dossier, qui mêle des questions de séjour irrégulier et des enjeux politiques internationaux.

Entre demande d’asile et menace d’extradition

La situation de Kemi Seba est délicate. D'un côté, il est accusé d'avoir dépassé la durée de son visa en Afrique du Sud. De l'autre, il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international émis par le Bénin. Les autorités béninoises souhaitent son extradition dans le cadre d'une enquête sur une tentative de coup d'État datant de fin 2025.

Pour éviter ce transfert, Kemi Seba a déposé une demande d'asile politique le 28 avril dernier. Il affirme être victime de « persécutions politiques » et craint pour sa sécurité en cas de retour au Bénin. Désormais titulaire d'un passeport diplomatique nigérien, il espère que le soutien de l'ambassade du Niger facilitera sa libération provisoire le 19 mai prochain.