Le 30 avril 2026, Amnesty International a publié un rapport inquiétant sur la situation politique en Ouganda. Selon l'organisation, les violences liées aux récentes élections ont été plus graves et mieux organisées que par le passé. Cette répression a particulièrement visé les citoyens qui soutiennent l'opposition, plongeant le pays dans un climat de peur.
Une répression ciblée contre les opposants politiques
Les forces de sécurité, incluant l’armée et la police, sont accusées d'avoir mené des attaques systématiques. Le principal parti visé est la Plateforme de l'unité nationale (NUP), dirigée par Bobi Wine. Le rapport fait état d'au moins 16 morts et de centaines d'arrestations injustifiées.
L'événement le plus tragique s'est déroulé à Butambala, chez un député de l'opposition. Lors d'un assaut militaire, au moins sept personnes ont perdu la vie. Au-delà des décès, Amnesty International dénonce des actes de torture en détention, comme l'usage de décharges électriques. Aujourd'hui, de nombreux militants restent emprisonnés sans motif clair, tandis que leurs proches craignent de nouvelles représailles de la part des autorités.
Une stratégie pour cacher la réalité des violences
Cette année, la violence a été moins spectaculaire à l'écran, mais plus brutale sur le terrain. Pour empêcher le monde de voir ce qui se passait, le gouvernement a coupé l'accès à Internet très tôt. Sans réseau, il était impossible pour les habitants de partager des vidéos ou des photos des abus en temps réel.
Face à cette situation, Amnesty International demande justice. L'organisation exige des enquêtes sérieuses et la suspension des officiers impliqués dans ces exactions. Pour l'instant, aucun responsable n'a été inquiété par la justice. Ce contexte reste très tendu alors que le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, entame son septième mandat dans un pays profondément divisé.

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